novembre 30, 2022 3

Lorsqu’un parent décède, c’est souvent un bouleversement total dans la vie de l’enfant, qui ne se retrouve plus dans son élément. Face à cette épreuve, les enseignants doivent être en mesure de savoir accompagner les enfants orphelins à retrouver un équilibre, de manière à ce que la perte de son parent n’affecte pas significativement le développement psychologique de l’enfant.

C’est ce dont il sera question dans cet article, l’accompagnement des écoles dans le processus d’équilibre d’un enfant lorsqu’un de ses parents décède.

Un impact se fait réellement ressentir sur sa scolarité

En cas de décès d’un parent, l’enfant subit toujours un impact significatif sur sa scolarité. Il se fait toujours ressentir un déséquilibre dans ses résultats scolaires, on note une baisse significative de sa performance, et même les relations avec les autres enfants peuvent changer. Dans certains cas, on peut même enregistrer des difficultés d’apprentissage ou des difficultés liés à la concentration.

Les établissements et les enseignants devraient pourtant mettre en place un processus visant à aider ces enfants. Pourtant, c’est bien le contraire qui est souvent observé. On note aussi une maladresse de la part de certains enseignants, par exemple, lorsqu’on demande à tous les enfants de revenir le lendemain avec la signature des deux parents, la préparation de la fête des pères ou de la fête des mères, etc., autant d’attitudes qui contribuent plutôt au bouleversement de ces enfants orphelins, puisque la plupart des établissements ne sont pas assez outillés pour gérer ces situations

Le rôle important des enseignants

La perte d’un parent sera bien plus difficile pour un enfant, alors que celui-ci est encore en pleine construction de son identité, il peut même se retrouver fragilisé par la situation, quand ce dernier perd facilement ses repères. L’école est le lieu où l’enfant a établi sa vie en société, et l’enseignant devient automatiquement un modèle.

Son enseignant direct est celui qui devrait être capable d’accompagner l’enfant dans cette épreuve. Les enseignants doivent faire prévaloir le principe d’égalité, car ces orphelins ne doivent surtout pas se sentir inférieurs aux autres.

Dans la plupart des cas, les enseignants font toujours tout ce qu’ils peuvent pour accompagner ces orphelins, mais se retrouvent toujours limités, par manque d’un réel accompagnement, soit de la part de l’établissement, soit de la part des pouvoirs publics, qui n’ont pas mis en place un véritable processus visant à prendre en charge les enfants qui perdent un de leur parent (ou qui en perdent le deuxième) durant leur vie scolaire.

Un effort supplémentaire pour accompagner les orphelins

La fondation OCIRP, en collaboration avec l’IFOP, a mené une enquête dénommée « Ecole et orphelin, mieux comprendre pour mieux accompagner », avec but de mettre en lumière la situation réelle des orphelins dans les établissements scolaires, afin de savoir comment mieux les soutenir dans la perte de leur parent, et avoir une vie scolaire plus saine.

Il en ressort de cette enquête que les établissements scolaires et les enseignants devraient jouer un rôle majeur dans l’accompagnement de ces enfants, ce qui n’est généralement pas le cas, de nombreux enseignants manifestant leur volonté, mais manquent les moyens nécessaires pour les soutenir.

En conclusion

En France, selon une étude sérieuse, seul 12% des établissements ont déjà mis sur pied un système d’accompagnement pour les enfants orphelins, ce qui reste encore très insignifiant.

Face à la perte d’un parent, les enseignants sont souvent dans l’obligation de faire dans la précarité, se laissant souvent aller à leurs émotions, ou faisant jouer leur sentiment de parent. Il n’y a pas en général une véritable procédure d’accompagnement visant à préparer les enfants orphelins avec une méthodologie adaptée, afin que ces derniers ne subissent pas les rouages de l’absence du parent décédé dans leur éducation.


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