août 14, 2022 3 translation missing: fr.blogs.article.read_time

Depuis quelques décennies, le nombre de greffes ne cesse d’augmenter de manière considérable chaque année. Pourtant c’est le don d’organes qui peut être à l’origine de toute action de greffe d’organes humains pour sauver des vies.

Voulez-vous faire don de vos organes de votre vivant ? Ou devez-vous en faire le don comme les 90% des personnes en mort cérébrale ?

Nous allons vous expliquer dans cet article comment se passe le don d’organes.

Que prévoit la réglementation sur le don d’organes ?

En France, le don d’organes est autorisé et encadré par la loi N° 2011-814 du 6 août 2004 et modifié le 7 juillet 2011. Voici dans son ensemble les dispositions légales :

  • Le don d’organes est anonyme :

cela signifie que le donneur n’est pas obligé de donner son nom, et il ne doit pas non plus connaître la personne à qui il fait le don. Inversement, celui qui reçoit l’organe ne doit pas connaître le donneur.

  • Le consentement du don d’organes est présumé :

Cela signifie que si vous n’avez pas expressément fait une demande d’inscription dans le registre des refus de don d’organes, on supposera que vous consentez de donner vos organes dès votre décès.

  • Le don d’organes est gratuit et non rémunéré :

Cela signifie que vous ne devez recevoir aucun gain ou qu’il ne doit pas y avoir une quelconque rémunération pour ce type de don. Cela a pour but d’empêcher tout commerce sur les transplantations.

  • Toute la gestion du don dépend de l’Agence de biomédecine :

Cela signifie que c’est l’Agence de biomédecine en question qui s’occupe de la destination des organes prélevés, et de qui va recevoir l’organe et de la gestion de la liste des malades en attente de greffe.

Dans quelles conditions faut-il prélever des organes humains ?

Dans le cadre du don d’organes, il est important de faire la différence entre les organes et les tissus. Les organes concernent particulièrement le cœur, les reins, le foie, les poumons, le pancréas et l’intestin, tandis que les tissus concernent beaucoup plus les os, les tendons, la peau, les veines, la cornée, les valves du cœur et les cartilages.

Pour que le don soit réalisé, il est impératif que le donneur ait un corps relativement intact, et que sa mort soit parvenue à la suite d’un AVC, d’un traumatisme crânien ou d’un arrêt cardiaque, bref une mort subite qui laisse intact la plupart des organes et des tissus à prélever immédiatement.

En ce qui concerne l’âge du donneur, il n’y a pas un âge requis pour le donneur, mais pour les organes comme le cœur par exemple, il est important que le donneur ait moins de 40 ans.

Comment se fait le prélèvement des organes du donneur ?

Il est important que le prélèvement des organes à faire greffer chez les malades en attente soit fait de la manière la plus rapide possible, et seulement en quelques heures, ceci pour s’assurer du bon état de l’organe à greffer.

Une fois qu’un médecin constate le décès du donneur par mort encéphalique, et que le donneur ne bouge plus, il ne respire plus, il ne manifeste plus un signe de vie et il ne montre aucune activité cérébrale, la coordination hospitalière doit immédiatement informer l’Agence de biomédecine pour le futur don.

Cette équipe s’assurera alors de l’état des organes à prélever, ainsi que des degrés de compatibilité avec le receveur.

Après ces vérifications, il y a une intervention chirurgicale pour le prélèvement des organes sains, dans le strict respect des règles d’hygiène.

En conclusion

Le don d’organe fait sauver bon nombre de vie en France et dans le monde chaque année. Si le pourcentage des donneurs augmente, celui des malades en attente de greffe est encore plus élevé. Les organes les plus transplantés sont les reins, le foie, le cœur, les poumons et le pancréas.

Nous vous avons donné dans cet article quelques éléments importants à savoir autour du don d’organe, en espérant que cet article vous a été utile.

À très bientôt dans nos prochains articles !

 


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