décembre 24, 2021 7 translation missing: fr.blogs.article.read_time

La mort est une route que tous, nous emprunterons un jour. Il s’agit en quelques sortes de la seule certitude que nous offre la vie. Chose encore plus paradoxale, la mort surprend presque toujours, malgré son statut relativement évident. Elle intervient souvent quand on s’y attend le moins. Si après le décès, le devenir de votre corps est de l’entière responsabilité des héritiers, il faut tout de même reconnaître que quelques directives anticipées, annoncées dès votre vivant permettrons à vos successeurs de savoir comment vous traiter et mieux vous accompagner jusqu’à la fin que ce soit en maison de retraiteou dans un soin palliatif. Envisagez-vous de faire des dons d’organe? Préférez-vous être incinéré ou inhumé ? Doit-on vous réanimer ou pas ? Ce sont là des questions sur lesquelles ils vous appartient en réalité de statuer dès votre vivant, avant que vous ne passiez de vie à trépas.

 ces choses à dire avant de mourir.

 On a tellement de listes de choses à faire avant de mourir : les villes à visiter avant de mourir, des plats qu’il faut manger à l’approche de la mort, des choses qu’il faut faire avant de mourir… Nous allons parler ici de choses moins festives. Nous allons parler des sujets de discussions « sérieuses » à avoir avec vos proches, pendant ces derniers moments et afin de mourir dans la dignité. Certes, il y a un grand nombre de sujets à évoquer dans ce genre de situation quand on est une personne âgée ou malade. Cependant, nous en avons choisi seulement 5 qui permettront à vos successeurs de vous garantir, une fois que vous serez décédé, un traitement digne de vous et de vos conceptions religieuses, philosophiques… Lisez donc attentivement les lignes qui suivent.

Le don d’organe.

 Le don d’organeest un sujet très important qu’il faudra aborder avec votre famille et les soignants surtout si vous n’êtes pas adhérent du concept.

La chose peut paraître anodine, mais il est primordial, pour vous, d’exprimer votre refus de don d’organe ou de tissu dès votre vivant. En effet, depuis le 22 décembre 1976, toute personne est présumée donneur, sauf si ce dernier a clairement exprimé son refus, de son vivant. Si vous ne vous exprimez pas sur le sujet, vous serez donc automatiquement enrôlé sur la liste des donneurs d’organe.

En réalité, le don d’organe n’est régi que par trois prérogatives : la gratuité du don l’anonymat du donneur et le consentement présumé du donneur. Il n’y aura donc pas à priori de protocole pouvant vous permettre de vous extirper de la liste des donneurs des donneurs d'organe, si vous n’avez pas vous-même au préalable manifester votre refus.

C’est vrai qu’il est difficile d’évoquer le jour de sa mort, ou les circonstances qui accompagneront cet événement. Cependant, il est important de le faire, pour être sûr que ses dernières volontéssoient respectées.

Comment peut-on refuser le don d’organe, et à qui doit on exprimer ce refus ?

Le processus de refus de don d’organe est relativement simple à mettre en place. Il se scinde en deux étapes bien définies. Dans un premier temps, il vous suffit de vous inscrire sur un registre en ligne. Puis vous aurez à exprimer par écrit, ou oralement à un proche votre refus de participer au don d’organe.Ce dernier se chargera donc de faire respecter votre volonté au moment venu.

Un don d’organe partiel, est-il possible ?

En réalité, vous n’êtes pas obligé de donner l’entièreté de vos organes ; il vous est offert la possibilité d’exclure certains du processus. La démarche est encore là relativement simple. Vous n’aurez qu’à designer à vos proches, les organes que vous désirez conserver sur vous. Il est aussi possible de faire cette liste sur un papier vierge et de le signer. Ce papier fera office de support pour votre dernière volonté.

Toutefois, vous pouvez à tout moment, avant votre décès bien sûr, revenir sur votre refus de don d’organe si vous le souhaitez. La décision n’est donc pas irrévocable même si vous êtes devant une maladie incurable en phase terminale.

Le don du corps à la science.

 Au lieu de faire simplement un don d’organe, vous pouvez aussi décider de donner la totalité de votre corps à la science. Il s’agit là d’une démarche essentiellement personnelle, et soumise à des règles bien précises. Cette démarche diffère de celle du don d’organe, dans le sens où le corps ne sera pas directement utilisé pour sauver des vies, mais servira plutôt à l’avancée de la science, à l’enseignement et à la recherche (ce qui est aussi très important). De ce fait, n’attendez pas d’être à l’approche de la mort pour le faire car ce type de don doit être notifié bien avant le décès. Pour faire don de son corps à la science, il faut tout d’abord mettre au courant sa famille de son vivant. Après, il faut écrire une déclaration et l’envoyer à la faculté de médecine de son choix. Vous aurez par la suite à remplir un manuscrit puis il vous sera envoyé votre carte de donneur.

Incinération ou inhumation ?

Vous êtes-vous déjà demandé quel choix feriez-vous entre inhumation et incinération ? Si choisir entre ces deux modes funéraires s’avère, être compliqué pour vous, sachez que le choix sera encore plus difficile pour ceux qui auront à le gérer, une fois que vous ne serez plus vivant et que vous n’aurez pas laissé de directive pour votre suite.

Le mode funéraire est une chose tellement importante dans le processus du deuil. Il tient généralement de la dernière volonté du défunt. Il existe une multitude de cérémonie funéraire. Cependant, en France, seul deux choix sont offert.

  •  L’inhumation : c’est la technique funéraire la plus répandue de par le monde. Elle se tient généralement en plusieurs étapes. Le corps est dans un premier temps déposer à la morgue ou dans une chambre mortuaire, en vue de sa préparation pour la mise en bière et les funérailles. Le jour des obsèques, le corps est disposé dans un cercueil, puis enterré. Vous avez la latitude de préciser dans un contrat d’obsèques ou dans une lettre là où vous souhaiterez que votre cercueil avec votre dépouillesoit enseveli.
  •  L’incinération : la crémation est l’autre mode funéraire autorisé en France. Bien que peu connus de la société française jusqu’à une époque relativement récente, l’incinération prend de plus en plus d’ampleur et devient à ce jour l’un des modes funéraires les plus appréciés de par le monde. L’incinération ou la crémation consiste à réduire le corps en cendre. Les cendres seront ensuite dispersées dans un endroit où cela est possible, ou au plutôt ensevelit. Pour beaucoup, la crémation offre l’avantage d’être bien plus écologique que l’inhumation. Cependant, vous ne pouvez pas disperser les cendres partout comme bon vous semble. Les cendres peuvent être déposés dans une urne funéraire et placés dans un columbarium ou dispersées au jardin des souvenirs. Cependant, si vous désirez disperser les cendres en pleine nature, vous aurez à avoir une autorisation spéciale des autorités de la commune.

    Réanimation ou non ?

    Chacun a son avis sur les techniques de soins de fin de vie. Pour certains, il ne sert à rien de vouloir prolonger au maximum sa vie, quand le corps est déjà en train de flancher, pour d’autres, le jeu en vaut la chandelle. Peu importe vos conceptions, vous devez les exprimer à vos proches, aux accompagnants ou au personnel soignantsurtout si vous êtes contre « l’acharnement thérapeutique ».

    Comment faire connaître sa position ?

    Le sujet n’est pas facile à aborder. Cependant, il ne faut pas attendre d’être mourant pour le faire, car, bien souvent, les patients dans cet état sont dans l’incapacité de s’exprimer. Le mieux serait donc de pouvoir anticiper la situationen laissant au moins une trace écrite de vos intentions. Ce document écrit devra être remis à votre médecin traitant, qui l’intégrera à votre dossier médical. Vous aurez ainsi droit à des soins de confort au moment venu.

    Où voulez-vous faire reposer votre corps ?

     Vous avez la possibilité de choisir là où reposera votre corps, après les cérémonies funéraires, que vous ayez choisi l’inhumation ou la crémation.

    D’ordre général, en cas d’inhumation, on est enterré dans le caveau familial, s’il y en a. Sinon, on se dirige vers le cimetière le plus proche. Il vous appartient de laisser des directivespar écrit, à vos proches.

    Il vous suffit de laisser une trace écrite, que vous confierez à une personne de confiance, qui se chargera de faire respecter vos dernières volontés.

    Parlez de votre testament avec vos héritiers avant de mourir.

    Le testament est un document qui vous permet de préparer votre succession avant de mourir. Dans ledit document, vous aurez à mentionner ceux que vous souhaitez hériter, et la part d’héritage qui leur revient.

    Pour être sûr que le testament soit respecté après votre départ, il vous faudra désigner un exécuteur testamentaire.

    Si vous croyez que vos héritiers ont la maturité nécessaire pour avoir la discussion avec vous, vous pouvez leur parler de vos choix testamentaires, et des raisons qui vous ont poussé à les faire. Ceci vous permet d’écarter toute sorte de frustration et de garantir une bonne cohésion même après votre décès.

    Il faut dire qu’il existe trois types de testaments :

    •  Le testament olographe : rédiger de la main du défunt, signé et daté par ce dernier.
    • Le testament par acte public : rédiger par deux notaires, avec la présence de témoins.
    • Le testament mystique : rédiger par le défunt ou par une autre personne, en présence et sur ordre du défunt, signé, déposé dans une enveloppe cachetée et mis à la disposition du notaire, qui se chargera de faire respecter son contenu.

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